ISSN: 1537-6370 (print) • ISSN: 1558-5271 (online) • 3 issues per year
Published Open Access as part of the Berghahn Open Society collection.
In the past several years, colonial studies have reemerged as an important
focus for the social sciences on both sides of the Atlantic. Yet there has been
little exchange or communication between scholars in France and the United
States. Moreover, the apparent commonality of the subject matter often masks
important differences in approach, as well as differences in the political and
scholarly agendas that support such research. The editors of this special issue
of French Politics, Culture and Society believe that the fiftieth anniversary of the
publication of Georges Balandier’s classic article, “La situation coloniale,
approche théorique” (Cahiers Internationaux de Sociologie 11 [1951]: 44-79),
presents a valuable opportunity to promote Franco-American dialogue on the
colonial question. This special issue publishes some of the works presented at
a conference organized in April 2001 by the Institute of French Studies of New
York University and entitled “1951-2001: Transatlantic Perspectives on the
Colonial Situation.” Élaborer une théorie de la situation coloniale, et la publier par la médiation des
Cahiers Internationaux de Sociologie, prenait en 1951 dans le contexte français
l’aspect d’une triple provocation. Le texte était reçu comme la critique des tentatives
de refaire un espace impérial fissuré par les épreuves de la seconde
guerre mondiale, comme une affirmation de solidarité politique avec les artisans
de la décolonisation, ce qui se trouvait confirmé par mes engagements,
par mes relations avec les initiateurs des indépendances africaines. Les enquêtes ethnographiques en situation coloniale sont explicitement une
incarnation de la mission civilisatrice qui « découvre » scientifiquement les
populations en les assujettissant. Elles produisent en conséquence des
représentations qui confirment les différences justifiant la domination. Mais
elles sont aussi des incursions d’une société dans l’autre et elles reposent sur
des formes d’empathie mises en exergue dès le début du XXe siècle par des
enquêteurs soucieux de faire reconnaître la spécificité du savoir qu’ils accumulent
sur les populations qu’ils sont chargés de dominer. Elles relèvent donc
de ce que Georges Balandier définit comme « l’inauthenticité » fondamentale
de la société coloniale1, tout en introduisant une logique exogène en contradiction
latente avec l’ordre colonial, et. Ainsi parce qu’elles oscillent entre
conformisme et transgression, elles investissent une marge d’autonomie inattendue
au coeur même de la situation coloniale. La proposition, avancée par Georges Balandier dans les années 1950, que ce que j'observe, en réalité, n'est pas un village kong ou une tribu fang, mais une situation coloniale, n'a d'une certaine manière pas encore fini d'exercer ses effets subversifs dans la discipline. Le rapport des ethnologues à la domination coloniale ou post-coloniale n'est pas de servilité, mais de dénégation. Tout se passe comme s'ils ne la voyaient pas et leur complicité “objective” se réduit généralement à laisser croire qu'elle pourrait n'être pas visible …
— Jean Bazin When Georges Balandier published “The Colonial Situation” in 1951, colonial
empires were at the heart of profound debates and struggles. By the
1970s, colonialism had been banished from the realm of legitimate forms of
political organization. What remained “colonial” in world politics passed
itself off as something else. The burst of scholarship on colonial societies in
the 1980s and 1990s thus appears paradoxical, and so too does the lack of
response and follow-up to Balandier’s brilliantly incisive article in the two
decades after its appearance. L’objet du présent article consiste à repenser ce qu’on a appelé le « régime de
l’indigénat », parfois improprement qualifié de « code de l’indigénat » ou
réduit, dans l’usage courant, à la simple formule « l’indigénat », le tout renvoyant
à un ensemble législatif et réglementaire répressif, élaboré dans les
colonies françaises à l’encontre des seuls indigènes. My contribution is an attempt to resolve one of those enigmas that the French
colonial archives hold for assiduous readers. In the course of comparative
research on the juridical status of métis children in the French Empire,1 I was
struck by the frequency with which the terms “dignity” and “prestige” figured
in a wide range of colonial preoccupations—whether on the part of local or
central administrations, private individuals or institutions. These were not
merely personal or social qualities, but terms that had precise legal meanings
and that played a central role in colonial jurisprudence. In this context, the
terms were predominantly used in the negative—referring to threats to prestige
(atteintes au prestige) or to the obligation to maintain one’s dignity (garder
sa dignité). Although colonizers generally repressed emergent national movements as
potential vehicles of national liberation, the French encouraged patriotic mobilizations
in Indochina in the early 1940s as a way to counteract Thai irredentists,
Vietnamese revolutionaries, and Japanese occupiers and their claims of
“Asia for Asians.”1 Here, colonial authorities sought to build allegiance to the
empire by “patriotizing” youth attitudes through sports activities and youth
corps. Participation in such youth organizations mushroomed in Indochina
between 1940 and 1945, gaining over a million members in that short span.2
The governor general of Indochina reported 600,000 members in youth corps
in February 1944 alone. Precisely because the Maghreb rejects if not the contribution at least the spirit of the colonial period and claims to have access, above and beyond that period, to more ancient continuities, it invites the observer to meditate on certain constants we had lost sight of, and on the temporal vicissitudes that affect those constants.
— Jacques Berque, 1965 La France découvre, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et de
la guerre en Afghanistan, qu’elle a couvé en son sein des jeunes, nés ou élevés
dans le pays, qui sont devenus des soldats de l’islamisme radical. Antoine
Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient, estime à 150 le nombre de jeunes
Français qui seraient impliqués dans les réseaux islamistes proches de
Al Quaïda. Le plus connu d’entre eux, Zacarias Moussaoui, 33 ans, fiché
depuis 1999 par la Direction de la Surveillance du Territoire (D.S.T.) comme
« susceptible d’appartenir au Jihad international », est soupçonné d’être le
vingtième pirate de l’air des attentats du 11 septembre 2001. Emprisonné aux
États-Unis, il risque la peine de mort. On peut aussi citer Djamel Beghal, arrêté
à Dubaï en juillet 2001, et son adjoint Kamel Daoudi, 27 ans, informaticien de
formation, tous deux d’origine algérienne et également suspectés d’appartenir
au même réseau Al Quaïda. James E. Genova
Expériences coloniales: La Nouvelle-Calédonie (1853-1920)
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Schools and Work: Technical and Vocational Education in France Since the Third Republic
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