ISSN: 1537-6370 (print) • ISSN: 1558-5271 (online) • 3 issues per year
Published Open Access as part of the Berghahn Open Society collection.
Du 1er juillet au 31 décembre 2000, la France présida le Conseil de l’Union
européenne (UE), et ce pour la onzième fois depuis la création de la troïka
et de la présidence tournante en 1978. Elle assuma ce rôle précédemment au
second semestre 1989 et au premier semestre 1995. En 1999, l’Allemagne et la
Finlande assumèrent cette responsabilité, puis le Portugal précéda la France au
premier semestre 2000. Cette fonction est un moment fort de la politique
nationale—du fait de la cohabitation—et de la politique continentale, car les
pays d’Europe centrale et orientale (PECO) frappent à la porte de l’UE, qui doit
se préparer pour les intégrer. The first character introduced to the reader at the start of Balzac’s La Cousine
Bette (1846) is Célestin Crevel, described in the opening sentence as “a fat
man of average height wearing the uniform of a captain of the National
Guard.”1 Exuding the smugness of commercial success and flaunting the ribbon
of the Légion d’honneur, Crevel is on his way to visit a woman he has long
secretly desired, Baroness Adeline Hulot d’Evry. Beautiful, middle-aged, and
married, the Baroness is in financial trouble and seeks the help of the very rich
Crevel to whom she is related by the marriage of her son Victorin to the widower
Crevel’s only daughter, Célestine. «Les lettres entre amants sont rares, ce sont sans doute celles que l’on aime
le moins conserver… Le chercheur sera déçu de ne trouver que quelques
documents difficilement exploitables »1, écrit Marie-Claire Grassi : la lettre
d’amour est « sans doute (…) celle qui a été brûlée la première, rendue sans son
ruban, non conservée par peur de quelque compromission »2. Si l’on en croit
ce constat de rareté, c’est une découverte exceptionnelle qui a permis à la
présente recherche, sur l’expression épistolaire du sentiment amoureux, de
débuter. Les historiens ont souvent une relation délicate au présent, trop présent.
Mon trouble est encore plus grand, car je voudrais parler du futur, transporter
mon discours vers une histoire-fiction, une réalité virtuelle, ou plutôt
un musée imaginaire. Mais, après tout, il s’agit là, depuis le dix-septième siècle,
d’une des réflexions privilégiées par les intellectuels et les amateurs d’art en
Europe. Le Musée du cinéma Henri Langlois n’existe pas encore. La création d’une institution culturelle suscite toujours des expectatives ;
celles-ci sont d’autant plus importantes dans le cas d’un musée consacré
aux productions culturelles non-européennes, le Musée du Quai Branly. Dès
l’annonce, en octobre 1996, de la fondation de ce musée, celui-ci n’a cessé
d’être l’objet de polémiques pour les anthropologues, les historiens de l’art, les
chercheurs en histoire naturelle, les conservateurs de musées, les muséologues
et d’autres professionnels. Mon propos n’est pas de rendre compte des controverses
qui ont entouré cette initiative et qui continuent de se poursuivre, mais
plutôt de retracer la genèse du projet muséologique. Une telle démarche n’est
pas sans soulever des problèmes de méthode. Fable de Romain Gary :
Le petit musée consacré aux oeuvres d’Ambroise Fleury, à Cléry, n’est plus aujourd’hui
qu’une attraction touristique mineure. La plupart des visiteurs s’y rendent
après un déjeuner au Clos Joli, que tous les guides de France sont unanimes à
célébrer comme un des hauts lieux du pays. Les guides signalent cependant l’existence
du musée, avec la mention « vaut un détour ». On trouve dans ses cinq salles
la plupart des oeuvres de mon oncle qui ont survécu à la guerre, à l’occupation, aux
combats de la Libération et à toutes les vicissitudes et lassitudes que notre peuple a
connues. (…)
Malgré le peu d’intérêt qu’il suscite, et la modestie de la subvention qu’il reçoit
de la municipalité, le musée ne risque pas de fermer ses portes, il est trop lié à notre
histoire, mais la plupart du temps ses salles sont vides, car nous vivons une époque
où les Français cherchent plutôt à oublier qu’à se souvenir.
Les Cerfs-volants (Paris : Gallimard, 1980), p. 9 William M. Reddy
Politics and Theater: The Crisis of Legitimacy in Restoration France, 1815-1830
by Sheryl Kroen Willa Z. Silverman
Pulp Surrealism: Insolent Popular Culture in Early Twentieth-Century Paris
by Robin Walz Lenard R. Berlanstein
The Modernist Enterprise: French Elites and the Threat of Modernity, 1900-1940
by Marjorie A. Beale Laura Lee Downs
Ouvrières parisiennes: marchés du travail et trajectoires professionnelles au vingtième siècle
by Catherine Omnès Mary D. Lewis
The Colonial Unconscious: Race and Culture in Interwar France
by Elizabeth Ezra Seth Armus
The Collaborator: The Trial and Execution of Robert Brasillach
by Alice Kaplan Robert C. Ulin
Crafting the Culture and History of French Chocolate
by Susan J. Terrio Thomas Bénatouïl
Comparer l’incomparable
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The Social Control of Cities: A Comparative Perspective
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Tocqueville’s Revenge: State, Society, and Economy in Contemporary France
by Jonah D. Levy Notes on contributorsVolume 19 Issue 2